| Est-ce qu'un éditeur peut racheter les droits d'un auteur ? Posée par Éloise le 23 avril 2009 à 13:39 | | Bonjour Éloïse.
Il faut au préalable que l'auteur ait eu la rétrocession de ses droits par son éditeur. Cela doit se faire par écrit, absolument. La rétrocession survient lorsque le livre est pilonné ou que l'éditeur ne veut plus commercialiser, pour un tas de raisons, cet ouvrage. À ce moment-là, l'auteur a regagné tous ses droits sur son ouvrage et il peut représenter son livre et le refaire publier à d'autres éditeurs. Le 2e éditeur doit savoir qu'une première version de ce livre a déjà été publiée. Le premier éditeur, s'il lui reste des livres en inventaire, peut les vendre à l'auteur et ce, pour une somme symbolique de 1 $ le livre (ou le prix de revient du livre). Mais cet achat n'est pas obligatoire pour obtenir la rétrocession de ses droits. Est-ce que ça répond bien à votre question ?
Salutations Robert Soulières. |
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| Pensez-vous qu'il serait possible de créer une maison d'édition uniquement sur la toile ! afin de faire des économies sur la rémunération du personnel ? et cela induirait-il sur la rémunération de l'auteur ? Posée par caroline le 23 avril 2009 à 14:42 | | Oui, tout est possible ! Mais il faut toujours un-e correcteur-trice, un-e graphiste pour la mise en page, une personne responsable des comptes à recevoir-à payer, faire de la publicité, etc. Tout ça pour dire que oui, il y aurait des économies, mais travailler en équipe dans un vrai local avec les contacts humains avec ses hauts et ses bas; c'est très bien aussi. Quant aux économies sur le droit d'auteur, ce ne serait pas très élégant, car déjà que les écrivains ne gagnent déjà pas beaucoup... et avec les économies d'impression et de papier cela justifierait amplement que l'auteur conserve son (maigre) 10 % de droits et peut-être pourrait -on aussi en profiter pour lui offrir davantage. La Toile représente sans doute l'avenir, mais le livre en papier n'est pas mort pour autant enfin, je ne le souhaite pas! Et la coexistence est toujours possible...
Salutations cordiales
robert soulières |
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| Lorsqu’on est auteur, craint-on que son livre se retrouve reproduit sur Internet ? Posée par juliette le 23 avril 2009 à 15:05 | | On peut le craindre, si un organisme comme Google le numérise sans que vous le sachiez et sans que vous lui accordiez la permission. Autrement, votre livre se retrouverait sur la Toile seulement si vous le voulez bien (et que vous le faites vous-même) ou si vous permettez à votre éditeur de le faire. Sinon il n'y a aucun risque.
Salutations cordiales
robert soulières |
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| Que pensez-vous des livres électroniques qui vont bientôt arriver en bibliothèque, certes un média n'en chasse pas un autre.
Pourtant le lecteur soucieux du poids et du nombre de livres qu'il peut emprunter, y trouvera-t-il son compte, je n'en doute pas! ce nouveau support est destiné à un large public, maintenant à définir plus précisement! Posée par caroline le 23 avril 2009 à 15:24 | | C'est un commentaire bien personnel.
Le livre est une invention qui date de plusieurs siècles et qui fonctionne encore très bien. Je n'ai rien contre (menteur va!) le livre électronique, mais je me demande combien de fois on peut l'échapper par terre avant qu'il se brise, et la pile, elle dure combien de temps? dans combien de mois verra-t-on des pubs dans les livres électroniques, comment on retient la page où on est rendu, difficile de prêter son ebook à quelqu'un sans faire d'angoisse et pour 300 $ combien peut-on acheter de livres en papier ? et sur la plage ? et lire avec son enfant le soir? Voilà. À part l'économie de papier pour la planète (le livre en consomme 6% et les journaux près de 40 %... et les livres on les garde, on ne les jette pas!) et les déménagements: 500 livres qu'on apporte d'une seule main; je ne vois pas les autres avantages. Mais je suis un peu vieux jeu en ce qui concerne les livres. Les bibliothèques existeront encore un bon bout de temps. Il est aussi vrai, en terminant, que la radio, la télé et le cinéma font bon ménage. Sans doute aussi que le ebook fera bon ménage avec le livre conventionnel.
Salutations cordiales
robert soulières éditeur |
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| Lorsqu'une maison d'édition cesse ses activités, qu'advient-il de son fond littéraire ? Posée par juliette le 23 avril 2009 à 15:28 | | L'éditeur qui cesse ses activités peut vendre son fond littéraire à un autre éditeur, peut aussi vendre son fond à ses auteurs à la pièce, mais cela peut s'avérer long, fastidieux et pénible. Personnellement, je serai porté à veiller sur tout ça d'un oeil et à réimprimer ce qui se vend bien ou encore trouver un successeur (plus jeune) dans la famille ou dans l'entourage. C'est une bonne question en tout cas. Mais un jour, il faudra bien qu'il fasse quelque chose avec tout ça ! Mais quoi?
Salutations cordiales
robert soulières |
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